Le chauffage assèche l’air intérieur et accélère l’évaporation des larmes, ce qui peut aggraver la sécheresse oculaire dès l’automne. Les yeux peuvent alors piquer ou couler davantage, surtout si le film lacrymal est déjà fragilisé.
La sécheresse oculaire est souvent sous-estimée, mais c'est un problème sérieux qui peut s'aggraver avec le temps. Pour les 30 % de la population qui en souffrent, l'automne marque souvent le début d'une période d'inconfort accru.
Pourquoi le chauffage aggrave les yeux secs
La sécheresse oculaire survient lorsque la production de larmes est insuffisante ou lorsque leur composition est compromise par un dysfonctionnement des glandes de Meibomius. Situées à la base de nos cils, ces glandes produisent, lors du clignement, une huile qui maintient l'hydratation de la surface oculaire : le meibum. Les signes cliniques ou symptômes associés aux yeux secs, tels que les yeux qui piquent ou qui coulent, apparaissent lorsque cette sécrétion est altérée.
Lorsque les larmes manquent de meibum (la couche d'huile protectrice), l'eau à la surface de l'œil s'évapore trop rapidement. En réaction à cette irritation, l'œil produit un surplus de larmes réflexes. Mais comme ces larmes manquent toujours de corps gras pour la retenir, elles s'évaporent ou s'écoulent sans soulager la sécheresse.
Avec l'arrivée du temps froid, le chauffage reprend sa place dans les foyers québécois. Or, un environnement chauffé réduit l'humidité ambiante, ce qui fragilise un film lacrymal déjà compromis par un manque de meibum. Le résultat : une évaporation accélérée des larmes et des symptômes qui s'intensifient dès l'automne.
L'hiver amplifie tous les autres facteurs de risque
Le chauffage n'est pas le seul responsable. L'hiver amène une combinaison de facteurs qui, ensemble, aggravent la condition : l'air froid et sec à l'extérieur, le vent qui accélère l'évaporation du film lacrymal, et les passages répétés entre deux environnements aux niveaux d'humidité opposés sollicitent les yeux en continu.
À cela s'ajoutent les heures devant les écrans qui augmentent en saison froide : tablettes, téléphones intelligents, téléviseurs et ordinateurs. Or, l'usage de ces appareils réduit considérablement notre fréquence de clignement. Comme les glandes de Meibomius sont alors peu sollicitées, elles finissent par s'obstruer, peuvent s'atrophier et, éventuellement, disparaître complètement.
Des facteurs individuels s'intensifient également en hiver. Les femmes en période de ménopause, dont les changements hormonaux affectent déjà la qualité du film lacrymal, ressentent souvent une aggravation de leurs symptômes lorsque l'air se dessèche. Les porteurs de lentilles cornéennes, quant à eux, font face à un inconfort accru dès que l'humidité ambiante chute.
Les signes que vos yeux vous envoient
À mesure que la saison froide s'installe, les yeux envoient des signaux qu'il ne faut pas ignorer. Ces symptômes peuvent apparaître progressivement ou s'intensifier d'une semaine à l'autre :
- Des yeux secs, qui piquent ou qui coulent ;
- Des rougeurs, un inconfort, des sensations de brûlure ou des démangeaisons constantes ;
- Une sensibilité à la lumière, une vision trouble et fluctuante ;
- Une intolérance aux lentilles cornéennes (verres de contact).
La sécheresse oculaire n'est pas une condition banale. Sans diagnostic, elle progresse silencieusement et devient de plus en plus difficile à traiter, jusqu'à ce que les dommages soient irréversibles. L'automne est précisément le bon moment pour consulter, avant que les symptômes hivernaux ne s'installent durablement.
Quelques habitudes simples pour protéger vos yeux cet hiver
Si vos symptômes sont légers, certains ajustements du quotidien peuvent faire une réelle différence en attendant de consulter. Éviter le surchauffage par système d'air pulsé, augmenter l'humidité dans vos lieux de vie et prévoir des pauses visuelles fréquentes devant les écrans sont autant d’habitudes qui contribuent à protéger le film lacrymal durant la saison froide.
Ces mesures peuvent soulager un inconfort passager, mais elles ne traitent pas la cause profonde. Si vos symptômes persistent ou s'aggravent avec le froid, une évaluation clinique constitue la prochaine étape.
Ce qu'Eye Am peut faire pour vous
Eye Am est pionnière dans le dépistage et le traitement de la sécheresse oculaire depuis 2016. Nous avons traité des milliers de patients à ce jour, avec un niveau de satisfaction inégalé sur le marché. Nous sommes les seuls à disposer de l'ensemble des technologies autorisées par Santé Canada. La sécheresse oculaire étant une maladie multifactorielle, avoir tous les traitements à notre disposition nous permet de cibler chacune des composantes responsables de la condition.
Avant tout traitement, une évaluation est réalisée afin de déterminer la meilleure prise en charge. Votre optométriste pourra identifier la cause exacte de votre sécheresse oculaire : déficience aqueuse, déficience lipidique ou une combinaison des deux, et vous proposer un plan de traitement adéquat pour corriger le problème à court, moyen et long terme.
Les traitements disponibles chez Eye Am :
- LipiFlow® : indolore, cette technologie utilise un algorithme précis qui permet de débloquer les glandes responsables de la sécheresse oculaire.
- iLux® : cet appareil permet d'appliquer manuellement de la chaleur et une pression dans le but de dégager l'obstruction des glandes.
- IPL : cette technologie stimule les glandes de Meibomius et prévient l'évaporation précoce du film lacrymal (particulièrement utile en présence de rosacée).
- Photobiomodulation (LLLT) : cette technologie utilise une lumière de faible intensité pour activer la production d'ATP, responsable de la régularisation et de la stabilisation du film lacrymal.
- Radiofréquence : une technologie non invasive qui utilise des ondes thermiques pour liquéfier le meibum et stimuler sa production par les glandes de Meibomius.
- Plasma riche en plaquettes (PRP) : une thérapie naturelle préparée à partir du sang du patient, dont les plaquettes contiennent des facteurs de croissance favorisant la régénération des tissus lésés.
Vu l'incidence de la sécheresse oculaire dans la population, il est fortement recommandé de faire un test de dépistage lors de votre examen de la vue annuel. N'attendez pas de souffrir pour consulter !
Vos yeux piquent ou coulent davantage depuis le retour du chauffage? Prenez rendez-vous pour une évaluation de la sécheresse oculaire afin de comprendre la cause de vos symptômes et de choisir une prise en charge adaptée.
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